Projet « Femmes en Action » : Pour une gouvernance équitable et durable des ressources à l'Est de la RDC
Puisque nous avons jadis réalisés sa mission avec un grand succès, nous avons encore une fois de plus été contactés et exaltés par notre partenaire International « Affaire Mondiale Canada/AMC » par le canal de la Fondation Paul Gérin-Lajoie au mois de Mai 2024 pour réaliser l’Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) de son projet dont les informations y afférentes sont évoquées après ce paragraphe.
I. PROJET
Dans le cadre de son engagement en faveur de l’égalité de genre, de la justice environnementale et du respect des droits humains, la Fondation Paul Gérin-Lajoie, en partenariat avec Affaires mondiales Canada, met en œuvre le projet « Femmes en Action » dans les territoires de Kalehe, Mwenga, Kabare et Walikale à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ce projet vise à renforcer la participation, la protection des droits, et l’autonomisation des jeunes filles et femmes (jf/F), en particulier les plus vulnérables, y compris les populations autochtones et les personnes déplacées internes (PDI). Il s’inscrit dans une logique de durabilité, en plaçant les femmes au centre des efforts d’adaptation aux changements climatiques, de conservation de la biodiversité, et de gestion inclusive des ressources naturelles.
Le projet poursuit trois objectifs stratégiques majeurs :
Ce projet vise à renforcer la participation, la protection des droits, et l’autonomisation des jeunes filles et femmes (jf/F), en particulier les plus vulnérables, y compris les populations autochtones et les personnes déplacées internes (PDI). Dans ce cadre, il met en pratique les activités suivantes sans toutefois être exhaustif :
- Programme de renforcement des connaissances des acteurs locaux sur les impacts des CC, les zones clés de biodiversité forestière et les solutions fondées sur la nature (SFN) d’adaptation aux changements climatiques et de restauration/conservation de biodiversité valorisant les savoirs locaux ;
- Former et accompagner les partenaires et les services techniques sur les solutions fondées sur la nature d’adaptation aux CC et de restauration/conservation de la biodiversité ;
- Aménager, de façon participative, des sites de formation et de démonstration des SFN agricoles, agroforestières et de restauration intelligente face au climat (sur des parcelles agricoles existantes) ;
- Aménager ou renforcer des pépinières communautaires pour soutenir le reboisement et le développement de l’agroforesterie à partie d’espèces locales et diversifiées favorables à la biodiversité ;
- Équiper et former les groupements de jeunes et de femmes sur les techniques améliorées de conservation et de transformation agroalimentaires intelligentes face au climat, sobres en carbone et économes en eau ;
- Réaliser des campagnes de reforestation/reboisement participatives des forêts communautaires et énergétiques sur au moins 450 ha, selon une approche favorisant la responsabilisation communautaire et soutenant la biodiversité (exclusivement sur des terres dégradées, érodées dénudées, et délaissées impropres à l’agriculture).
II. ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
Pour assurer une mise en œuvre responsable, une Étude d’Impact Environnemental et Social Simplifiée (EIES) a été réalisée. Celle-ci a permis d’identifier les effets potentiels du projet et de proposer des mesures d’atténuation, tout en intégrant une perspective de développement durable.
Les résultats ont conduit à l’élaboration de :
(i) Un plan de gestion environnementale et sociale ; (ii) Un programme de surveillance et de suivi environnemental ; (iii) Un programme de formation sur les bonnes pratiques environnementales ; (iv) Un plan de gestion des déchets.
Ainsi, les principaux résultats obtenus de l’étude sont :
(i) Les enjeux environnementaux et sociaux associés au projet sont identifiés et analysés ; (ii) Les forces et faiblesses du cadre juridique de gestion environnementale et sociale sont mises en exergue en vue de leur prise en compte dans la formulation des recommandations du PGES ; (iii) Les différents types de risques et d’impacts environnementaux et sociaux associés aux interventions du projet sont identifiés et analysés par composante du projet ; (iv) Le plan de gestion environnementale et sociale (PGES), y compris les coûts estimés, est élaboré conformément aux normes connues et comprenant :
• Les mesures de gestion des risques et impacts sont définies et le coût de mise en œuvre de chacune est estimé (lesdites mesures sont catégorisées en technique, institutionnel, organisationnel, réglementaire, économique, etc.) ;
• Les rôles et responsabilités pour la mise en œuvre de ces mesures sont précisés, au regard de la législation et du cadre institutionnel en la matière ;
• Le plan de gestion des déchets ;
• Les besoins de renforcement des capacités de l’unité de mise en œuvre du projet et des principaux acteurs impliqués dans la bonne exécution du PGES
• Un mécanisme de surveillance environnementale comprenant les modalités de suivi et de rapportage de la mise en œuvre des mesures du PGES ;
Le projet « Femmes en Action » incarne une réponse concrète et inclusive aux défis environnementaux et sociaux de l’Est de la RDC, en misant sur le leadership et les capacités des femmes pour construire un avenir plus équitable et durable.





